• Claudine

La Ch'alla : honorer la Terre



Un cérémonial qui fait partie de notre culture


“La Ch’là” c'est inviter et honorer la Pachamama (Terre mère), le cérémonial consiste à jeter dans le feu qu'on allume sur le sol, une boisson alcoolisée et des petits gâteaux de sucre qui signifient la reconnaisance, le pouvoir et l'influence de la Pachamama et des anciens dans le futur de chacun.

 

Avant toutes réunions sociales, festivités familiales ou manifestations d'amour et d'amitié, on fait une CH'alla : on répand les offrandes sur la terre et dans les quatre directions, on invoque les mallkus et les samiris pour que tous reconnaissent l'universalité de la Pachamama dans l'espace et dans le temps.


Le mardi après le carnaval, le peuple "Ch'là" (= jette") ce même alcool sur ses biens matériels, son atelier ou ses outils de travail pour signifier ses aspirations, ses réalisations et ses ambitions dans la vie de chaque jour. Cette coutume est acquise depuis les temps des temps dans la vie quotidienne du peuple. Il faut bien reconnaître qu'elle donne aussi l'occasion de consommer de l'alcool pour oublier la pauvreté et les soucis d'un monde sans grande possibilité de travail.



A la Casa, les enfants font une ch'alla sans boissons alcoolisées mais dans l'espoir tout de même que la vie leur sourira . La scolarité joue un grand rôle dans leur éducation, elle est la clé pour monde meilleur.


En Bolivie la dévotion à la Vierge est immense, la Vierge Marie représente la Pachamama, elle est aussi la mère des hommes. Il s'agit là d'un subtil mélange de la religion des Incas avec la religion catholique imposée par les conquistadors. C'est très beau, si simple et si pathétique à la fois.


L' anata ressemble à un jeu. C'est la grande manifestation des festivités de printemps consacrées aux premières floraisons, aux récoltes qui feront vivre les habitants del campo. Le rite de la ferilité de la Pachamam commence avec les tubercules, il est parsemé de danses, arrosé de chicha et d'alcool.


Après la Toussaint qui est également une fête extraordinaire, on déterre la "tarq'a", instrument musical à vent propre à l'anata célébrée au carnaval. Ses Mélodies ont une influence magique sur la Pachamama qui permettra aux campesinos d'obtenir les meilleures récoltes.


Le long cortège des jeunes campagnards bat son plein à la nuit tombée et les danses nocturnes sont d'une beauté incroyable.


Notre Patricia et Sylvia dansaient avec nos amis.